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Il faut s'entourer de pour réussir son projet

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Artiste dans l’âme et illustratice dans la publicité, Muriel Vandommele, fondatrice de “Idées lumineuses”, ressent une forte attirance pour l’événementiel pendant le confinément.

Elle organise son premiers grand événement le 16 septembre à l’Acte3, Braine L’Alleud: “Viens mettre de la couleur dans ta vie“.

Pourquoi elle franchit cette étape après une longue carrière de créatrice de projets principalement dans l’édition de livres et de bandes dessinnées et quels sont les enjeux, elle en parle dans son interview.

Bonjour Muriel. Vous êtes créatrice de projets et fondatrice de “Idées lumineuses” depuis pas mal d’années. Quel est votre parcours, comment êtes-vous arrivée sur cette voie professionnelle ?

 

J’ai fait des études en art graphique, pendans une quinzaine d’années j’étais illustratrice en publicité, en dessin hyper réaliste. Après cette expérience je me suis  lancée comme commerciale en imprimerie parce que j’avais envie d’avoir un autre bagage et comme je suis née dans une famille de commerçants le commercial est inné en moi, c’était spontané d’être dans le milieu commercial.

Cependant après un certain temps ça me démangeait de me lancer comme créatrice de projets avec mon parcours de vie professionnel qui était l’illustration, donc tout le monde de la publicité, de la création et de l’imprimerie, pour moi c’était une évidence de me lancer dans l’édition. Ceci dit, à ce moment là, je me suis lancée dans les projets de l’édition de livres particuliers que j’ai mis en place grâce à des partenaires dont les institutions publiques.

J’ai commencé à faire des ouvrages au départ de photos anciennes qui m’étaient remises par des historiens, j’ai fait beaucoup d’ouvrages avec des communes et ces ouvrages là m’ont amenée sur d’autres voies avec les grandes écoles qui m’ont demandée de faire la bande dessinée pédagogique.

C’était tout à fait différent mais ça m’a tenté et donc j’ai commencé à faire une série de BD pédagogiques pour apprendre le métier de couvreur en toiture. Je faisais appel aux dessinateurs spécialisés de BD comme c’est un projet très particulier car moi-même je ne sais pas le faire,  je n’ai pas appris à faire du dessin synthétisé, humoristique ou autre et donc du fil en aiguille je trouvais que c’était une super bonne idée de développer ce support là pour inciter les jeunes à apprendre un métier manuel en général.

J’ai rencontré d’autres fédérations du métier et j’ai lancé toute une série de bandes dessinées pour apprendre un métier. J’ai eu le contact avec le ministre de l’Agriculture pour faire une bande dessiné sur l’élevage, l’Environnement pour faire une BD sur le recyclage et là aujourd’hui j’ai trois bandes dessinées qui sont en cours de réalisation, dont deux sur les métiers du cheval: une sur le métier de cheval en général et l’autre sur le cheval de trait pour laquelle je travaille avec le Luxembourg, et une troisième bande dessinée sur les métiers du bois. Voila !

 

Aujourd’hui vous passez de l’édition de livres et bandes dessinées à l’organisation d’événement. Qu’est-qui a causé ce changement?

 

Il y a eu la crise sanitaire, comme tout le monde l’a vécu, particulièrement dans le monde de la culture et la création c’était assez difficile donc déjà depuis quelques temps j’avais envie de lancer d’autres projets. Évidemment j’ai mon cerveau droit qui fonctionne toujours et qui me donne toujours envie de mettre des projets en place. Et j’avais déjà depuis quelque temps cette idée de faire de l’événement. J’avais rencontré déjà certaines personnes qui faisaient des ateliers particuliers sur le décryptage avec des couleurs et je me suis dit:

– Tiens, ça serait bien d’exploiter cette base là mais la développer d’une autre forme, plus ludique.

Et voilà, aujourd’hui je mets en place un événement sur la danse et la rencontre: “Viens mettre de la couleur dans ta vie” ! qui va sortir le 16 septembre à l’Acte3, une salle de spectacles à Braine l’Alleud. Ce sera un événement multiculturel et divertissant animé par des professionnels de la danse et DJ Steeve. Principalement il y a latino mais la danse orientale aussi. 

 

Est-ce que ça va être un projet qui va continuer ou c’est un événement unique ?

 

Oui, j’ai envie de développer de la même forme. Pour cet événement j’ai quatres écoles de danse qui participent, sont des professionnels de la danse qui vont annimer la soirée en tout au long de la soirée avec un spectacle chaud. A l’avenir, je veux que ce soit itinérant et que cela se fasse dans d’autres lieux, dans d’autres communes.

J’ai déjà d’autres idées à développer aussi, je reviens avec le décryptage des codes couleurs, peut-être le faire sous forme de Speed-dating, plus dans la rencontre de couple ou la rencontre simplement entre personnes et qu’on travaille plus dans le privé mais que ce soit toujours festif car je pense qu’on a besoin de rencontres, on a besoin de communiquer. Combiner la danse et les codes couleurs ça peut toujours se faire.

 

Qu’est-ce que les participants vont bénéficier de cet événement ? Qu’est-ce qui va le plus les marquer ?

 

L’idée est d’avoir une initiation à la danse au long de la soirée, mais il y a aussi une tombola qui est mise en place.  Ainsi chaque école de danse offre un certain quota de cours auxquels les gagnants peuvent y participer et à la suite, si ça leur plait, s’inscrire au cour. Il y a aussi d’autres prix à gagner que je préfère les garder surprises pour les participants de la soirée.

 

Vous avez parlé des moments difficiles durant le confinément. Est-ce que cette période vous a apporté quelque chose de positive dans votre vie privée ou professionnelle ?

 

Cela m’a permis de prendre du recul parce qu’on n’avait pas le choix que de prendre du recul et de se remettre en question surtout que moi j’étais à fond dans les projets de bandes dessinées.  Quels sont les outils pour communiquer ? Quels sont les support? Ces questions que je me posais c’était aussi parce que j’ai continué à faire d’autres livres et avec la crise je me demandais si c’était toujours un bon moyen. Pour la plus part des gens ce n’était plus important !

Tous mes projets étaient financés par les institutions publiques donc ce n’était plus leur priorité. Ils aidaient plutôt les commerçants, les industries pour essayer de  sauver la face, c’est pour ça que je me suis dit que je devrais mettre d’autres projets en place car mes projets d’ouvrages ce n’étaient plus du tout d’actualité! Cette crise de Covid m’a permis de me remettre en question aussi par rapport à ma façon de travailler et d’être plus structurée aussi. C’est vrai que quand on a plusieurs activités, plusieurs projets en même temps c’est pas toujours facile.

 

En effet, vous avez également été confrontée à la digitalisation de l’économie, à la digitalisation du quotidien et à la nécessité de digitaliser également votre entreprise, n’est-ce pas ?

 

Oui, oui, bien sûr!  Il faut se mettre au goût du jour et s’entourer des bonnes personnes qui vont vous aider à mettre d’autres choses en place.

 

Entrepreneuse et maman, comment avez-vous réussi à concilier les deux métiers ?

 

Moi j’ai toujours fonctionné comme ça: les enfants ont suivi mon rythme et je me suis aussi adaptée à leur rythme aussi. Maintenant mes enfants sont grands, mon fils ainé vole de ses propres ailes, il est lui même dans un métier manuel, il est menuisier ébéniste. Mon 2ième fils est en dernière année  et on verra bien quel sera son choix de vie. Je leur ai imposé mon rythme mais il y a aussi le papa qui est intervenu, et donc il n’y a pas que moi et aujourd’hui je vois quand même qu’ils sont bien dans leur peau et ils ont déjà fait un bon parcours de vie. Mes enfants sont des garçons et il y a aussi beaucoup d’amour et de complicité entre nous.

 

Comme entrepreneuse quel est votre message pour vos collègues qui sont dans l’événementiel et artistes dans l’âme comme vous ?

 

Dans le monde artistique et de la création on a toujours tellement d’idées et aujourd’hui, j’ai envie de dire entourez-vous des bonnes personnes pour évoluer, se soutenir l’un à l’autre. Si c’était à refaire, je dirais qu’il faut s’entourer  de personnes complémentaires qui sont moins artistiques, moins créatives mais plus organisées. Je pense que ça reste le point le plus important si on veut évoluer et réaliser le projet ou alors on reste dans son coin et on sera toujours confronté à ce problème de structure, d’organisation qui n’est pas évident quand on est artiste. Donc, c’est important de toujours se souvenir que chaque problème a une solution et qu’il faut s’entourer de personnes complémentaires.

 

Merci beaucoup Muriel et bonne continuation dans vos projets !

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